La décision du ministre ghanéen des routes et des autoroutes, Kwasi Amoaka-Atta, de supprimer les postes de péage sur tout le territoire nationale date du mercredi 17 novembre 2021. Elle devait entrer vigueur le 18 novembre 2021. A l’origine, le ministère des routes ghanéen signale que les postes de péage étaient devenues des marchés malsains, faisant trainer des usagers des routes dans des embouteillages avec des conséquences négatives sur les activités et la vie des citoyens.
« Le manque à gagner après la suppression des péages sera compensé par l’impact attendu sur la productivité et la réduction de la pollution environnementale » a affirmé le ministre ghanéen. « Le personnel chargé des péages sera réaffecté dans divers postes dans la fonction publique », a-t-il poursuivi.
Mais cette initiative n’a pas été du goût du président du parlement ghanéen, Alban Kingsford Sumana Bagbin qui, le 18 novembre 2021, a ordonné au ministre des routes et des autoroutes de suspendre avec effet immédiat sa note de suppression des frais de péage dans le pays, une mesure qui, selon lui, n’avait pas encore reçu l’approbation du parlement. Le président du parlement a aussi ordonné au ministre Amoako-Atta d’annuler le communiqué presse y relatif.
L’action du ministre est jugée unilatérale et considérée comme un manque de respect à l’endroit de l’institution parlementaire.
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